QUE VOULONS-NOUS ?

L’association Nouvelle Planification Républicaine se propose de réhabiliter et de renouveler l’idée de planification économique et sociale.
Ce projet traduit une quadruple ambition.

L’austérité est la traduction économique du recul du poids de l’État qui focalise son attention sur les déficits publics et la dette, oubliant que l’économie est un circuit. Ainsi la cure de rigueur imposée aux français n’engendre qu’une baisse de la demande intérieure dont l’effondrement continu ne cesse de déprimer l’activité. La politique d’austérité se résume alors à une succession de vaines et inutiles souffrances. Des souffrances qui transforment la France en une vaste zone de petits business où les plus débrouillards tentent de tirer leur épingle du marasme et d’échapper à une misère promise tandis que nos gouvernants espèrent que la concurrence permettra – par on ne sait trop quel miracle – de retrouver le chemin de la prospérité. Nous croyons que le redressement économique passe par la mise en mouvement coordonnée de l’ensemble des forces productives du pays afin de tendre vers les objectifs communs de développement. Ce qui a pour corollaire la lutte contre la politique d’austérité basée sur une vision étriquée et parcellaire de réduction des déficits ainsi que de variation des taux d’intérêts.

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La fin des politiques d’austérité

Les crises économiques naissent d’une distribution profondément inégalitaire des richesses source de surproductions. La précarisation, la « flexibilté » sont des maux qui favorisent et accentuent les pertes d’emplois. Ce sont des amplificateurs de crise. Dès lors, les acquis sociaux ne constituent pas des entravent au rétablissement de la croissance économique mais forment au contraire des amortisseurs qui limitent sa propagation. Nous croyons donc qu’il faut édifier et mettre en marche les forces du progrès. Des forces qui pensent que l’amélioration des conditions sociales et des performances économiques fonctionnent de concert.

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Édifier les forces du progrès

Il est aujourd’hui commun d’entendre nos hommes politiques, y compris ceux qui se prétendent d’une sensibilité de gauche, affirmer que « l’État ne peut pas tout ». À les écouter, nous n’avons pas d’autre faculté que celle de subir ou, dans le meilleur des cas, d’atténuer légèrement les effets néfastes des économies de marché. À travers la négation, ou du moins la relativisation du poids de l’État, l’accent est mis sur les responsabilités individuelles. C’est ainsi que la cause du chômage de longue durée serait à rechercher dans la paresse congénitale de certaines personnes. La fortune résulte du « mérite » des individus tandis que la pauvreté ne serait la traduction que d’un « démérite ». Nous pensons au contraire que la situation actuelle n’a pas pour racine des causes individuelles mais résulte d’un manque de perspective. Le retour de la croissance passe par le déploiement de stratégies de long terme afin de mettre en œuvre des orientations communes du développement économique de la nation (en matière d’économie de la mer, spatiale, de la santé, etc.). Ce qui exige inévitablement une réappropriation du temps long par le seul acteur économique ne pouvant faire faillite, capable de moduler ses revenus et à la durée de vie infinie : l’État.

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Construire le futur

Quoi que vote les citoyens, une seule politique économique semble possible : celle que préconisent les agences de notations. Cette politique semble répondre à des lois de la nature, immuable contre lesquelles il serait déraisonnable de lutter. Et, il est peu dire que cette politique est faite de toujours plus de précarité : recul de l’âge de la retraite, flexibilité du temps de travail, baisse des salaires… Nous pensons au contraire que la politique ordonne à l’économie. Dès lors, le choix d’objectifs économiques ne peut être que la résultante d’un processus démocratique. En ce sens, une économie planifiée impose de s’absoudre des directives dogmatiques de la troïka. La planification se propose ainsi de restaurer de la souveraineté du peuple – seule légitime – sur le choix des politiques économiques à conduire.

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Retrouver prise sur l’économie
Nouvelle Planification Républicaine

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